SCIENCE-FICTION

LES SEPT JOURS OU LE MONDE FUT PILLE (ALEXEÏ TOLSTOÏ)

Le résumé du livre

En 1933, Ignace Rough, puissant homme d’affaires américain, invite à bord de son majestueux trois-mâts, le « Flamingo », quatre de ses pairs ainsi que l’ingénieur Corvin, grand spécialiste de balistique et d’astronomie. Il leur propose d’organiser un complot qui devrait les rendre immensément riches et puissants en fort peu de temps. Il leur suffirait de profiter du passage de la comète de Biela pour envoyer un tir groupé de fusées bourrées d’explosifs en direction de la lune, laquelle ne devrait pas manquer de se disloquer. Il n’en faudrait pas plus pour que la panique soit totale dans la population et que les cours des bourses du monde entier s’effondrent. Les cinq milliardaires n’auraient plus qu’à racheter pour une bouchée de pains des millions d’actions et ainsi devenir les maîtres du monde. Mais rien ne va se passer comme prévu…

Ma critique

« Les sept jours où le monde fut pillé » se présente comme un court roman de fantaisie, une sorte d’uchronie ou plutôt de dystopie qui tient surtout du conte philosophique dans un contexte de science-fiction à la Jules Verne ou à la Méliès. L’auteur, apparenté à l’illustre Léon Tolstoï, d’abord émigré en Angleterre et en France puis communiste de la meilleure eau stalinienne, s’est attaché à démonter les mécanismes de prise de pouvoir d’une minorité de financiers sans grande moralité, juste occupés à accroître leur fortune et à accaparer le pouvoir. Condamnation sans appel du capitalisme trouvant son apothéose dans le mondialisme. C’est par ce côté « politique » que ce récit plein de naïveté et d’erreurs astronomiques ou techniques bien excusables vu l’époque est le plus intéressant. Le lecteur remarquera également le côté visionnaire de cette fable d’une prise de pouvoir totalement illégale en vue de l’instauration (déjà) d’un nouvel ordre mondial avec gouvernement centralisé entre les mains de cette « Union des Cinq » qui aura une fin aussi courte que surprenante.

Ma note

3/5

SCIENCE-FICTION

ARCA (ROMAIN BENASSAYA)

Le résumé du livre

Au XXIIème siècle, Sorany découvre dans les déserts glacés de la planète Encelade une étrange substance, l’Artefact qui, quelques années plus tard, permettra aux humains de dépasser la vitesse de la lumière et de naviguer bien au-delà du système solaire. Il est grand temps, car les Terriens, ayant épuisé les ressources de leur planète d’origine, peinent à terraformer Mars transformée en colonie pénitentiaire. Troubles divers et révoltes des esclaves s’y produisent. Tous les espoirs de l’humanité reposent sur « L’Arca », immense vaisseau spatial sorte de moderne arche de Noé, qui devrait permettre à près de 4000 passagers d’atteindre une planète habitable située à vingt-quatre années-lumière de la Terre, la « Griffe du Lion ». Le voyage devrait durer huit années. Mais rien ne va se passer comme prévu. Parvenus à la hauteur de Saturne, 800 adeptes de la secte d’Enlil dirigée par la machiavélique Ireen Tsei veulent déclencher une mutinerie générale…

Ma critique

« Arca » se présente comme un roman de science-fiction version space-opera fantastique pour ne pas dire onirique tant l’intrigue se permet de licences poétiques frisant souvent l’invraisemblance scientifique. Partie sur le thème ultra-rebattu de la conquête d’une lointaine exoplanète, tout finit par tourner autour de la maîtrise d’une substance magique permettant des vitesses phénoménales. Les personnages sont assez stéréotypés, le plus intéressant restant celui de Sorany, le seul, avec celui de son compagnon Franck, à avoir une certaine épaisseur. L’intrigue qui part sur de bonnes bases, s’enlise malheureusement assez vite. Le rythme ralentit avec de trop nombreuses redites, répétitions et retours sur les chapitres précédents. Si on y ajoute une narration alternée sur deux périodes (2147 et 2157) puis sur trois (date indéterminée), un agacement et un certain ennui s’installent sur une bonne moitié du livre. La fin rachète un peu cette faiblesse dans la mesure où elle explique enfin certaines circonstances importantes pour la compréhension tout en laissant le lecteur sur sa faim. Le plus intéressant aurait pu être à venir, la colonisation de la « Griffe du Lion ». Mais c’est peut-être l’intention du jeune auteur pour un tome 2. En résumé, pour un coup d’essai, cet ouvrage est loin du coup de maître. Juste un honnête ouvrage de divertissement sans grande ampleur.

Ma note

3/5

ESSAISSCIENCE-FICTION

LE LIVRE DES MAÎTRES DU MONDE (ROBERT CHARROUX)

Le résumé du livre

En se basant sur les observations d’objets volants non identifiés, d’étranges monuments dont personne ne peut dire la destination, de constructions enfouies n’appartenant à aucune civilisation connue et de tablettes ou hiéroglyphes censés représenter des cosmonautes ou des vaisseaux spatiaux, Robert Charroux bâtit une thèse selon laquelle les débuts de l’humanité seraient bien antérieurs aux Sumériens ou aux Egyptiens. Pour lui, 12 000 années et plus avant notre ère, des voyageurs extra-terrestres sans doute venus de Vénus auraient fondé l’Atlantide et le continent de Mu, lesquels auraient fini par sombrer dans un grand cataclysme tellurique ou nucléaire. Tout le savoir venu du cosmos se serait perdu dans les masses d’eau du déluge. Pire, les rares rescapés n’auraient eu de cesse de nier et de diaboliser l’apport technologique dont les humains auraient profité auparavant…

Ma critique

« Le livre des maîtres du monde » est un essai de « Prim-histoire » (néologisme inventé par Charroux), période antérieure à la proto-histoire et parallèle à la préhistoire, mais bien différente, car elle suppose l’existence de civilisations avancées (maîtrisant le feu nucléaire, les voyages dans le cosmos, la radio ou la télévision, etc), ce qui n’a jamais été prouvé. Et c’est bien là que le bât blesse ! Qu’il y ait des pyramides (modestes) en France à Falicon (Provence) ou à Autun, des tours hermétiques (sortes d’énormes menhirs ou de massifs obélisques sans la moindre ouverture) à Saint Romain de Benest ou à Ebéon (Charente-Maritime) ainsi que d’étranges grimoires maya voire de curieux témoignages dans de vieux manuscrits chinois ou tibétains ne permet quand même pas de conclure que nous descendons tous des extra-terrestres. Un ouvrage un peu bâti de bric et de broc surtout vers la fin où les anecdotes curieuses se multiplient sans jamais rien prouver d’ailleurs. Un cahier de photos et de nombreuses illustrations voudraient étayer cette curieuse théorie sans vraiment y parvenir. Même peu versé dans l’archéologie, le lecteur a très vite l’impression d’être dans une rêverie pour ne pas dire « fumisterie », en un mot, plus dans la fiction que dans la science. Cartésiens et rationalistes pourront aisément faire un détour…

Ma note

3/5

SCIENCE-FICTION

LES CROISES DE MARA (GEORGES-JEAN MARA)

Le résumé du livre

Après un long périple en galère galactique, Laur le Négociateur fait escale à Vasa, la Cité des boues où les populations vivent une sorte de Moyen-Âge barbare et cruel sous la coupe du tyrannique Honorat. Aux jeux du cirque, il assiste au supplice infligé à quatre malheureux Ganathiens brûlés vifs, mais ne supporte pas qu’un sort semblable soit réservé à son ancien maître Cydras le Reclus. Il échoue à le faire évader et se retrouve dans un cul de basse fosse en compagnie d’un certain Buch l’Educateur. Laur s’attend à être exécuté à son tour. Mais il est stupéfait quand l’Honorat-Major lui assigne pour mission d’assassiner Dorle le Prophète ainsi que ses principaux lieutenants ganéthiens. La vie et la libération de Cydras est à ce prix.

Ma critique

« Les croisés de Mara » est un roman de science-fiction paru en 1971 aux mythiques éditions du Fleuve noir. L’intrigue se présente comme une lutte entre deux tyrannies, deux totalitarismes, l’un totalement matérialiste, l’autre nettement plus religieux et même carrément fanatique. Le lecteur pourra y voir une allégorie du bolchevisme et de l’islamisme. Inutile de dire qui l’emporte des deux. L’esprit est nettement moins optimiste que dans la SF des années cinquante pleines de confiance en l’avenir. Déjà pointait le pessimisme et les ambiances sombres et plus ou moins désespérées. Arnaud entrevoit l’importance des énergies nouvelles, le solaire en particulier, l’arrivée des androïdes quasi-humains, et des intelligences artificielles, mêmes si toutes ces nouveautés techniques n’ont que peu d’importance dans cette histoire assez bien écrite mais pas spécialement originale. Pas le meilleur opus du prolifique auteur.

Ma note

3/5

AVENTURESSCIENCE-FICTION

LE DOCTEUR OMÉGA (ARNOULD GALOPIN)

Le résumé du livre

Retiré dans son cottage normand, le violoniste Denis Borel est témoin d’un incident surprenant. Il aperçoit un éclair suivi d’une énorme explosion en provenance d’une propriété voisine, celle du docteur Oméga. C’est son laboratoire de recherches qui vient d’exploser dans la nuit ! Le lendemain, Denis tente de rencontrer l’étrange personnage qui souffre d’une sulfureuse réputation dans toute la région. Il découvre que l’homme travaille sur la gravité des métaux. Il aurait même réussi à en produire un si réfractaire à la pesanteur qu’il pourrait permettre de s’élever tout seul jusqu’à l’espace. Il l’a appelé « Répulsite ». Il veut s’en servir pour fabriquer un engin en forme d’obus lui permettant d’atteindre rien moins que la planète Mars. Il propose à Denis de l’accompagner dans cette extraordinaire expédition.

Ma critique

« Le docteur Oméga », publié en 1906, est un roman d’aventures et de science-fiction tout à fait charmant et fort agréable à lire, même aujourd’hui. Le style est excellent, l’écriture impeccable. Ah ! Comme on savait bien écrire au début de l’autre siècle ! Comme la langue était belle, fluide et précise ! Assez proche de celle de Jules Verne, l’inspiration de Galopin profite d’une imagination débordante bien qu’un peu naïve. Il faut dire que les connaissances scientifiques de l’époque étaient moins développées que celles de maintenant. Et pourtant, on se régale en découvrant tout ce qui arrive à ce malheureux équipage. Tous les éléments de la future science-fiction sont déjà là : le voyage dans l’espace avec rencontre d’astéroïde, l’environnement hostile de la planète Mars avec une kyrielle d’animaux plus monstrueux les uns que les autres, et, comme point d’orgue, les démêlés avec les Martiens (décrits presque comme l’homme de Roswell) qu’il ne faut pas raconter pour ne pas déflorer une intrigue aussi foisonnante que passionnante car riche en rebondissements et incidents de toutes sortes. À lire pour découvrir quel génial précurseur fut ce prolifique auteur français un peu oublié.

Ma note

4,5/5

SCIENCE-FICTION

LA VOIE TERRESTRE (ROBERT REED)

Le résumé du livre

Le jeune Kyle est un simple Terrien qui trouve son existence trop terne et trop morne et ne s’en satisfait pas. Pour se donner plus d’importance et pour séduire la jolie Billie, il se fait passer pour un « Vagabond ». Il en a le costume gris et en imite à la perfection démarche et intonations. Il faut dire que sur Terre les Vagabonds, extra-terrestres bienveillants et de grande utilité vu qu’ils font partager leurs avancées scientifiques, sont très appréciés. L’ennui, c’est que Billie finit par demander à Kyle de lui présenter Jy, légendaire inspiratrice de la quête des « Fondateurs ». Depuis des millions d’années, elle et ses semblables passent d’une Terre à la suivante dans le but de remonter une voie qu’ils nomment la « Clarté ». Jusqu’au jour où ils tombent sur des créatures nettement moins pacifiques que les Terriens, les « inTrouvés » qu’il va falloir neutraliser sous peine de faire échouer la belle initiative.

Ma critique

« La voie terrestre » est un roman de science-fiction des plus déjantés sur le thème des univers parallèles, de l’immortalité et de l’incommunicabilité. Le style de Robert Reed (mais peut-être est-ce dû à la traduction ?) semble assez lourd et redondant. La construction narrative est volatile, passant d’un personnage à un autre sans logique ni transition, d’un événement à un autre et d’une époque à l’autre de la même manière. Le pauvre lecteur lambda a un peu de mal à suivre et à trouver une logique et un fil directeur à cette histoire abracadabrantesque dans laquelle personne ne meurt jamais, où l’on extrait des cervelles des mémoires dures et où les consciences passent d’un corps à un autre comme certains changent de chemise. À se demander ce que l’auteur avait bu ou fumé avant de se mettre à l’écriture ! Les personnages manquent de consistance, l’intrigue est fort longue à atteindre un rythme de croisière. Il ne se passe pas grand-chose jusqu’à la moitié du bouquin de sorte que l’ennui pointe son nez assez vite. Au bout du compte, une impression de confusion et d’inachevé pour ne pas dire plus…

Ma note

2/5

FANTASTIQUEHUMOURNOUVELLESSCIENCE-FICTION

L’AUTRE CÔTE DE NULLE PART (JEAN-PIERRE FONTANA)

Le résumé du livre

En classant livres et papiers d’un oncle défunt, un homme tombe sur un très étrange manuscrit… En Afrique, Tarz’an, l’homme-singe, suit à distance une colonne d’hommes blancs partis à la recherche d’une ville souterraine… Un Martien aussi caoutchouteux qu’indiscret, débarque à l’improviste chez un couple qui n’arrive plus à s’en débarrasser… Chaque fois que la Ville s’agite, Erwin le Serviteur doit intervenir pour rétablir l’ordre à n’importe quel prix… Un enfant rêve qu’une étoile vienne le chercher… Deux péripatéticiennes se plaignent de la musique diffusée par une de leurs ex-consœurs… Dans un Far-West quelque peu virtuel, le chasseur de primes Slim Dakota n’en finit pas de pourchasser l’affreux Ramirez, violeur et tueur d’une petite fille…

Ma critique

« L’autre côté de nulle part » se présente comme un recueil de 16 textes variés repris de diverses revues comme « Galaxies », « Gandahar », « Mercury », « Science-Fiction Magazine » et quelques autres. Quelle variété dans cette compilation ! Le lecteur y trouvera des nouvelles bien sûr, mais aussi un conte philosophique, un livret d’opéra-rock, une fable en hommage à La Fontaine et même une parodie désopilante de science-fiction. Le fond n’est pas en reste. Jean-Pierre Fontana exerce son indéniable talent dans tous les domaines de l’imaginaire : le fantastique, la fantaisie, la SF, l’horreur et même le scénario de jeu vidéo (« Demain matin au chant du colt », à mes yeux la meilleure nouvelle avec « Le Martien » et « L’autre côté de nulle part »). Que de facettes à son imagination ! Il y en a pour tous les goûts. Et, excepté le livret à la Manset et quelques clins d’œil en forme d’hommage, tout est bon et agréable à lire dans cet ouvrage édité avec soin par Armada. (Papier de qualité, couverture superbe de Lohran). À ne pas manquer !

Ma note

4/5

SCIENCE-FICTION

TEMPÊTES SOLAIRES (LUDOVIC SPINOSA)

Le résumé du livre

À quelques jours de la fête de Noël, une explosion coupe toutes les possibilités d’approvisionnement en électricité de notre planète. Les conséquences vont se révéler particulièrement dramatiques pour l’humanité. Une tempête solaire particulièrement violente est à l’origine de ce phénomène qui, en plus de détruire tous les moyens de communication et tous les accès aux sources d’énergie, provoque un énorme dérèglement climatique. En Europe du Nord, la température descend jusqu’à – 60°. Partout les tornades se comptent par centaines, les eaux montent au point de rayer de la carte de nombreuses zones côtières. Les tsunamis font des ravages… L’humanité vit-elle ses derniers instants ?

Ma critique

« Tempêtes solaires » est un roman d’anticipation apocalyptique articulé de façon chorale ou kaléidoscopique, procédé très bienvenu pour donner une idée générale de ce monstrueux cataclysme. Ainsi suit-on un certain nombre de personnages dans divers pays du monde. En Chine, Jiao devenu clochard pour avoir raté sa vie. Au Brésil, un gang issu des favelas. Aux Etats-Unis, deux traders Steve et Jack. En Allemagne, un couple de retraités coincés dans une télécabine en panne. En France, deux collégiens, Thibaut et Eva. Et quelques autres, ce qui fait quand même pas mal de monde à suivre dans toutes sortes de mésaventures souvent bien menées. Les chapitres sont introduits par quelques pages de données générales à tendance philosophique ou sociologique qui ralentissent un peu le rythme de la narration. Au total, un ouvrage original, intéressant et qui donne à réfléchir, mais dont le style un peu approximatif reste la petite faiblesse.

Ma note

3,5/5

SCIENCE-FICTION

PHANTASMOPOLIS (BERNARD BOUILLON)

Le résumé du livre

Dans un futur aussi lointain qu’indéterminé, Kobal et Malorel, deux astronautes embarqués dans un voyage commercial interstellaire de 500 années relatives, décident de faire étape sur Luxuria, planète de loisirs un peu particulière. La réalisation de tous les fantasmes, même les plus improbables y est possible. Fort peu vêtus, les habitants pratiquent l’amour libre sans le moindre complexe. Et pourtant, Kobal peine un peu à faire les rencontres qui lui permettraient d’enfin assouvir tous ses désirs…

Ma critique

« Phantamopolis » est un roman de science-fiction d’une belle originalité. L’intrigue en est très surprenante. Elle part sur un thème genre « île des plaisirs », avec une certaine malice et pas mal d’érotisme élégant mais sans la moindre vulgarité. Et elle s’achève en un space-opéra plein de turbulences galactiques avec empires décadents et androïdes fidèles pour des millénaires. Les personnages surprennent aussi, car ils ne sont jamais exactement ce qu’on imagine et prennent de l’épaisseur au fil de la narration. Si l’on y ajoute que la plume de Bernard Bouillon est de très belle facture, l’ensemble donne un ouvrage très agréable à lire, plein d’humour, d’onirisme et même de poésie. Une jolie découverte. C’est suffisamment rare pour ne pas le noter.

Ma note

4,5/5

SCIENCE-FICTION

ROVOLUTION (PATRICK S. VAST)

Le résumé du livre

L’inspecteur du travail Wilfrid Johnson arrive sur un chantier de construction tenu par des androïdes dirigés par un chef de chantier humain, Georges Lerbhaïm. Trouvant que les mesures de protection en faveur des robots sont très insuffisantes, Wilfrid inflige à Georges une amende représentant trois mois de son salaire. Dans ce monde futur, les androïdes qui sont en passe de remplacer les humains pour toutes les tâches, ont plus de valeur qu’eux et la R.I.C. (Robotic Innovation C°) ne plaisante pas avec la sécurité de ses machines. Catherine Hermanov a confié la garde de son fils autiste à Ted, autre androïde de la R.I.C. Paul, membre de la confrérie des Génésistes qui prône le retour à la valeur travail lui rend visite pour lui en faire l’amer reproche…

Ma critique

Dédié à Asimov, grand maître des robots, « Rovolution » est un roman d’anticipation et de science-fiction qui nous présente un futur rien moins qu’inquiétant. Il y a du « Meilleur des monde » et du « 1984 » en pire dans cet ouvrage. On ne sait qui, des trois forces qui s’affrontent, la multinationale sans foi ni loi, la secte bornée et fanatique ou le syndicat lancé dans une révolution sans issue, propose un quelconque espoir pour une humanité désespérée. Aucun manichéisme chez Patrick S. Vast, mais une fine réflexion sur divers thèmes comme l’avenir de l’homme éjecté du monde du travail et maintenu dans une oisiveté forcée, le fanatisme religieux des sectes, la manipulation des foules, l’euthanasie et l’asservissement de l’individu réduit à l’état d’ilote ou de robot. L’intrigue est intéressante, bien menée et pleine de rebondissements. Les personnages, un peu archétypaux, restent attachants quand même. Le style de l’auteur étant fluide, agréable et efficace, il est difficile de lâcher le livre avant la fin qui n’en est pas une d’ailleurs, vu que l’éditeur, « L’IvreBook », nous réserve une suite à ce tome 1 semble-t-il.

Ma note

4/5

PHILOSOPHIQUESCIENCE-FICTION

2024 (JEAN DUTOURD)

Le résumé du livre

En 2024, Paris est devenue une ville fantôme, décrépie, dépeuplée et quasi en ruines. La raison de cette catastrophe ? La dépopulation. En effet, depuis plusieurs décennies, les femmes se sont refusées à avoir la moindre progéniture et les hommes n’ont rien pu ou voulu faire pour contrer ce mouvement. Résultat : l’humanité, composée principalement de vieillards cacochymes et de rombières acariâtres et flétries, chemine lentement vers sa fin programmée. Et voilà qu’un jour, le narrateur fait une rencontre extraordinaire dans un jardin public : un jeune père d’une trentaine d’années accompagné par un petit gamin de six ans prénommé Jean-Pierre…

Ma critique

« 2024 » est une dystopie écrite dans les années 70 sur le principe que l’humanité ne court pas vers la surpopulation, mais vers son contraire, la dépopulation générale due à un excès de progrès, de science, d’efficacité et à un manque de spiritualité, de charme, de magie. « Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas », prête-t-on à André Malraux. Jean Dutourd en a tiré cette histoire en forme de conte philosophique. L’intrigue est simple et le recul du temps nous montre que cette hypothèse ne tenait pas la route. Cependant, elle sert à de magnifiques développements sociologiques ou philosophiques sur les conséquences des idées de Mai 68. Résultat : on a encore beaucoup de plaisir à découvrir ce texte tant la pertinence du propos reste flamboyante d’intelligence. Il faut lire Dutourd, même aujourd’hui. Il y a tout à gagner de profiter de la sagesse d’un grand esprit et de la plume alerte d’un merveilleux écrivain.

Ma note

4,5/5

FANTASTIQUESCIENCE-FICTION

THE CELL (CECILE DUQUENNE)

the-cell

Le résumé du livre

Sur Bagne, planète prison particulièrement inhospitalière, Renaud retrouve Laura inerte. Est-elle mourante ou déjà morte ? Victime sans doute d’un accident de transfert. Et qu’est devenu son ami Killian auquel il est relié par un clou d’union qu’il garde précieusement ? Vingt années se sont écoulées. Il n’avait pas su se montrer courageux à l’époque. Il se fait maintenant bien des reproches. Beaucoup d’hommes sont morts à cause de lui. Et le voilà de retour avec mille questions qui le taraudent. Il est prêt à tout, mais certainement pas à retourner sur la Terre…

Ma critique

« The Cell » n’est que le premier (copieux) épisode de la 3ème saison de la saga « Les Foulards rouges ». Cette série de fantaisie mêlée d’un brin de science-fiction est très imprégnée de magie blanche et noire, d’étrange et de fantastique. Tout fonctionne par la puissance de l’esprit, on y pratique la téléportation, la télépathie, la télékinésie, etc. L’épisode en question, offert par l’éditeur Bragelonne-Snark, ne permet pas de se faire une idée sérieuse sur l’intérêt de l’ensemble de l’intrigue, tout juste de faire connaissance avec des personnages plutôt jeunes et sympathiques en butte aux complots des forces du mal. Donc, rien de bien original. On notera un style agréable, fluide et tout à fait efficace, donc un vrai plaisir de lecture. Mais on regrettera cette nouvelle manie de proposer des titres en anglais à l’instar de ceux des blockbusters américains que l’on refuse de traduire en raison d’un snobisme imbécile. Pour les amateurs (trices) de saga de ce genre particulier.

Ma note

3/5

FANTASTIQUESCIENCE-FICTION

DARWINIA (ROBERT CHARLES WILSON)

darwinia

Le résumé du livre

En Mars 1912, l’Europe et une partie de la Grande Bretagne disparaissent subitement pour être remplacées par un continent inconnu à la faune et à la flore non terrestre que l’on appelle la Darwinie. Le jeune photographe Guilford Law se passionne pour le sujet qu’il considère comme une énigme scientifique à résoudre et non comme une intervention divine. Il participe à la première grande expédition d’exploration qui arrive à s’enfoncer au coeur de ce continent sauvage, inconnu et quasiment vierge de toute présence humaine. Il ne sait pas encore qu’il va devoir affronter de terribles dangers et remettre en cause quasiment toutes ses certitudes.

Ma critique

Ce livre qui démarre sur un thème que n’aurait pas renié le grand Jules Verne, se poursuit le long des rivages de la science fiction la plus échevelée pour s’achever en apothéose dans la fantaisie, le fantastique pour ne pas dire la poésie la plus démentielle. R.C.Wilson, qui nous a donné plus récemment « Spin », mérite largement sa place parmi les grands de la littérature d’imagination tant son talent est original, sa plume alerte et son ambition singulière. Oeuvre étrange et passionnante qui aborde autant les thèmes de la SF d’aventure classique que ceux de l’immortalité, des passerelles entre les mondes ou des couloirs du temps. Livre inclassable qui peut surprendre et révulser les esprits cartésiens et rationalistes. Mais n’est-ce pas le propre des grandes œuvres ?

Ma note

4/5

SCIENCE-FICTION

ACCELERANDO (CHARLES STROSS)

accelerando

Le résumé du livre

Au début du XXIème siècle, Manfred Macx, courtier en trouvailles et inventions dans le domaine de l’informatique et des technologies de pointe, milite pour « l’open source », c’est à dire pour la totale liberté d’accès aux découvertes. Tout en se disant respectueux de la propriété intellectuelle. Totalement bénévole, il permet ainsi à pas mal de gens de s’enrichir. Lui-même vit très confortablement alors qu’il n’a officiellement aucun revenu. De discrets mécènes pourvoient à tous ses besoins. C’est la raison pour laquelle il est harcelé par un agent du fisc, en l’occurence son ex-compagne, qui lui réclame une somme faramineuse… Un jour, Manfred se fait voler toute sa mémoire… Quelques années plus tard, sa fille Amber, conçue en éprouvette, vogue avec quelques amis vers une naine brune à la recherche d’un signal extraterrestre…

Ma critique

Avec « Accelerando », le lecteur se retrouve face à un OLNI (objet littéraire non identifié) tant l’ouvrage est étrange, inclassable et déroutant. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman d’un seul tenant avec une intrigue construite et une histoire classique avec début, développement et fin, mais de neuf chapitres ou de neuf nouvelles sans autre lien que des personnages récurrents qui évoluent à des périodes et dans des contextes différents. Mais il y a bien pire que cette impression de grand foutoir sans queue ni tête, il faut aussi subir le jargon permanent, l’abus de termes techniques voire pseudo scientifiques qui obligent le lecteur à se référer presque à chaque page à un important glossaire qui peut sans doute éclairer informaticiens, astrophysiciens, chimistes et autres scientifiques de haute volée mais qui laisse le béotien dans une frustrante incompréhension. De nombreux thèmes sont abordés comme le clonage, la fécondation in vitro, la post humanité, l’invasion numérique, l’avenir de l’humanité, l’intelligence artificielle ou l’optimisation des performances du cerveau humain. Mais l’ennui, c’est qu’une idée chasse l’autre, qu’une nouvelle théorie scientifique annihile la précédente, qu’une tentative d’explication disparaît ou se ramifie dans une autre et qu’au bout du compte, tout ce verbiage se révèle confus, embrouillé et abscons. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire en viennent aisément… » Avec Stross, c’est malheureusement loin d’être le cas et l’on a toutes les peines du monde à suivre les méandres d’un discours pour le moins obscur Très vite, Stross lasse la patience du lecteur le plus indulgent. Trop occupé à déballer toute cette esbroufe scientifique, l’auteur devient vite pesant pour ne pas dire pédant tout en ne racontant rien de bien intéressant ni de bien original. La quatrième de couverture parle d’intelligence et d’humour. Le lecteur, s’il n’est ni snob ni geek, les cherchera en vain.

Ma note

2/5

SCIENCE-FICTION

BLEUE COMME UNE ORANGE (NORMAN SPINRAD)

bleue-comme-une-orange

Le résumé du livre

À la fin du XXIème siècle, le réchauffement accéléré de la planète a précipité la montée des eaux, a fait disparaître des régions entières de la surface de la terre et a transformé les régions chaudes en déserts brûlants, la Sibérie en nouvelle Californie et en véritable eldorado. Des millions de réfugiés climatiques sont montés au nord pour s’entasser dans des bidonvilles. La Terre est-elle sur le point d’en arriver à la « Condition Vénus » c’est-à-dire à se transformer en fournaise inhabitable suite à un emballement du phénomène ? C’est à Paris, devenue une cité tropicale avec palmiers, perroquets et alligators que l’ONU décide de réunir un énième congrès sur le climat, mais cette fois avec le plus de faste possible, car il faut alerter l’opinion et les dirigeants. Pourtant, on soupçonne de gros cartels multinationaux d’avoir tenté d’aggraver la situation pour mieux vendre leur technologie…

Ma critique

Nous sommes plus dans l’anticipation que dans la science-fiction avec cet excellent livre qui nous montre vers quelles dérives nous entrainent certains. Formidablement bien écrit, rempli de personnages et de situations crédibles et intéressantes, c’est une condamnation sans appel de l’ecology-business, des magouilles des multinationales, de la décadence de la société du spectacle, du dieu-pognon et du système mondialiste en général. Le sort de la Terre se joue souvent entre orgies de vodka et de cocaïne et parties de jambes en l’air ! Les rires que l’auteur nous arrache valent à eux seuls le détour, et démontrent que le père de Jack Barron et l’Éternité, ex-enfant terrible des années soixante-dix, n’a rien perdu de ses qualités corrosives. Un bouquin majeur, passionnant, aux limites du thriller et du roman politico-social style Tom Wolfe. Décidément, Spinrad qui vit à Paris, est un des plus grands écrivains américains « francophiles » actuels.

Ma note

4/5

POLICIERSCIENCE-FICTION

BABYLON BABIES (MAURICE G. DANTEC)

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Le résumé du livre

Toorop, soldat de fortune et ex-mercenaire en Bosnie et au Kazakhstan, est chargé de convoyer d’Asie Centrale jusqu’au Canada Marie Zorn, une jeune schizophrène semi-amnésique porteuse d’une arme biologique révolutionnaire pour le compte d’un officier corrompu des services secrets russes qui lui-même travaille pour la mafia sibérienne. Réussira-t-il sa mission au milieu de sectes post-millénaristes, de scientifiques apprentis sorciers et de gangs de bikers déjantés qui se livrent à des guerres sans merci à coup de lance-roquettes ?

Ma critique

Le livre culte de Maurice G. Dantec nous entraîne dans une sorte de maelström d’anticipation où tous les grands thèmes sont abordés sur des bases plus ou moins scientifiques : le clonage, l’immortalité, l’intelligence artificielle, l’influence des drogues hallucinogènes, le phénomène sectaire, la transmission de pensée et la télépathie par le biais de machines devenues intelligentes. On l’aura compris, ce livre relève de la pure science-fiction. On se demande d’ailleurs pourquoi il est référencé comme « policier » par Gallimard… Malgré un aspect général brouillon et foisonnant, des personnages venus de nulle part qui apparaissent puis disparaissent et des évènements qui se produisent sans crier gare, l’auteur arrive à ménager un véritable suspens et à maintenir en alerte l’attention du lecteur qui ne peut lâcher le livre avant l’apothéose finale. À ne pas manquer.

Ma note

4/5

FANTASTIQUESCIENCE-FICTION

ANANSI BOYS (NEIL GAIMAN)

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Le résumé du livre

Gros Charlie menait une vie tranquille. Petit employé de bureau, amoureux de Rosie sa fiancée qui se refuse à lui, il prépare néanmoins son prochain mariage avec elle. Et voilà qu’apparaît dans sa vie son frère Mygal qui se fait passer pour lui, séduit Rosie, le remplace dans son travail et lui occasionne de nombreux ennuis. Le père des deux frères était loin d’être un homme ordinaire, c’était Anansi, le Dieu-Araignée, celui qui monopolise les chansons et les histoires dont il a dérobé le monopole aux animaux. C’est un dieu filou, capable de renverser l’ordre social, de créer une fortune à partir de rien et même de défier le diable. Anansi vient de mourir, que vont devenir les deux frères ?

Ma critique

Un des livres les plus inclassables de la littérature contemporaine. Il relève autant du fantastique que du thriller, de la fantaisie que de l’épopée magico-horrifique. Mais peu importe, une fois qu’on a laissé son cartésianisme au placard, on ne boude pas son plaisir une fois parti à la découverte de cette histoire abracabrantesque que l’on dirait inspirée d’ « Alice aux Pays des Merveilles » de Lewis Carroll. Ici, aussi, les animaux parlent et influent sur cette histoire pleine de magie, mais aussi de sorcellerie. Neil Gaiman dit s’être beaucoup amusé en écrivant ce livre. Le lecteur n’en doute pas car l’humour et l’imagination poétique règnent en maîtres chez lui et c’est un véritable plaisir…

Ma note

4/5

SCIENCE-FICTION

AMERICAN GODS (NEIL GAIMAN)

american-gods

Le résumé du livre

A peine sorti de prison, Ombre rencontre un étrange personnage, Voyageur, aussi sarcastique que malhonnête. Il s’agirait de Wotan, le roi des anciens dieux germaniques qui en serait réduit à de petites truanderies et à profiter de son statut pour séduire de pauvres gamines. Voyageur charge Ombre d’une mission un peu particulière, lui servir de garde du corps, de factotum et d’envoyé spécial. Mais en l’acceptant, il se retrouve au cœur d’un conflit qui le dépasse et qui oppose les anciens dieux de l’ancien monde (Odin, Thor, pour les nordiques, mais également les dieux de la mythologie grecque, hindoue ou égyptienne) à ceux du nouveau : la télévision, l’informatique, l’argent, la carte de crédit etc… Qui va l’emporter ? Et qui tire vraiment les ficelles de cette improbable histoire ?

Ma critique

American Gods est un roman-fleuve (604 pages) où l’on ne s’ennuie pas une seconde à la condition absolue de laisser cartésianisme et rationalisme au vestiaire. On nage dans la fantaisie et la loufoquerie la plus complète. En véritable disciple de Pratchett, Gaiman nous entraine dans un délire sans queue ni tête. Sa théologie est assez étrange. L’homme crée ses propres dieux et ne peut pas vivre sans eux. Au fur et à mesure que ceux-ci sont négligés, ils ne disparaissent pas, mais continuent à errer à la surface de la terre en ne réalisant pas grand-chose de bon d’ailleurs… En Amérique, les dieux « classiques » sont très malheureux, car les habitants leur préfèrent d’autres dieux plus techniques ou plus pragmatiques. Œuvre complètement inclassable, pris au second degré, ce livre peut se lire comme une sorte de conte ou de fable philosophique. Gaiman a cru bon d’introduire des « interludes » qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue et alourdissent l’ensemble. Le style est agréable, mais le livre m’a semblé légèrement inférieur à celui qu’il a écrit après, « Anansi Boys », plus réussi, moins brouillon, car plus détaché de l’influence de Pratchett.

Ma note

3,5/5

SCIENCE-FICTION

UN DIEU PARMI LES HOMMES (SYLVAIN JOHNSON)

 

un dieu parmi les hommes

 

Le résumé du livre

 » La Terre… 6 milliards d’habitants… Quel serait l’avenir de notre planète bleue si un enfant d’un autre monde, doté de pouvoirs inimaginables, était recueilli par un couple dépravé ? Cet enfant devra mener un combat acharné : suivra-t-il sa nature profonde pour choisir de devenir un héros ? Se laissera-t-il influencer par le bagage environnemental et génétique d’un dégénéré de père pour devenir un monstre ? Il se pourrait bien que l’issue de ce combat conditionne l’avenir de notre monde… « 

Ma critique

Dans un Montréal dévasté par un cataclysme, un homme entre dans la cathédrale et s’empare d’une chasse contenant le cœur d’un saint très vénéré. Diane et Marcel forment un couple qui ne s’entend plus et qui part à la dérive. Marcel boit beaucoup plus que de raison. Il frappe et humilie sa femme. Un jour, alors qu’il vient de lui faire subir une agression des plus horribles, Marcel découvre une capsule apparemment venue d’une autre planète.

« Un Dieu parmi les hommes » est plus un roman d’horreur que de science-fiction pure. Quoi que cette histoire d’extra-terrestre adopté par un couple infernal et lui-même issu d’une sorte de docteur Folamour tienne également de la fable ou du conte philosophique sur le thème du Dieu maléfique. Il y a beaucoup de détachement, de dérision et même d’ironie grinçante chez Sylvain Johnson qui nous donne là un ouvrage magistral qui ne se lit pas mais qui se dévore. Un véritable page-turner. Adapté au cinéma, il pourrait même donner un surprenant block-buster ! Et pourtant, la dernière page atteinte, on s’étonne d’avoir porté un tel intérêt à des personnages aussi déplaisants (excepté Diane bien entendu). Mais sans doute est-ce à cela qu’on reconnaît la belle ouvrage.

Ma note

4/5

Lisez Sylvain Johnson, vous ne serez pas déçu du voyage, à condition d’avoir le cœur bien accroché bien sûr !