DARK-FANTASYSCIENCE-FICTION

CUGEL, L’ASTUCIEUX (JACK VANCE)

Le résumé du livre

Les affaires de Cugel n’étant guère florissantes, le voilà qui tente de cambrioler Iucounu, le Magicien Rieur, riche collectionneur de gris-gris et sortilèges en tous genres. Mais il se fait surprendre en pleine action. Pour compenser l’offense, il pourrait lui être infligé le sortilège de l’Enkystement lointain :être enfermé à seize pieds sous terre. Mais comme cette sanction ne permettrait pas de compenser le dommage causé, le Magicien préfère finalement lui demander de lui rapporter du pays de Cutz la seconde lentille magique qui lui manque pour vraiment jouir de la vision du Monde Supérieur. Et pour être bien certain que Cugel accomplira sa mission, il lui adjoint Firx, petit créature maléfique qui s’insinue dans ses viscères. Iucounu lui suspend au cou une tablette qui peut rendre comestible n’importe quelle matière et qui carillonne en présence du moindre poison. Il est enfin enfermé dans une cage qu’un diable volant emmène au loin et largue dans un désert…

Ma critique

« Cugel l’astucieux » est un roman de fantaisie pure, classé un peu à tort dans le registre de la science-fiction amusante. L’intrigue est originale et même parfois surprenante. L’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère au niveau magie, sortilèges, monstres et sorciers en tous genres. Au fil de l’histoire, les tribulations se multiplient pour le pauvre Cugel pour lequel on finit par éprouver de l’empathie alors que ce n’est qu’une fripouille sans grande envergure. Vers la fin, on ressent quand même un certain essoufflement avec l’épisode des pèlerins et ses développements pseudo métaphysiques trop facilement parodiques de la mystique chrétienne. Au total, un ouvrage distrayant, un style fluide, très agréable à lire, mais quand même assez loin du niveau du « Cycle de Tschaï », meilleur ouvrage de l’auteur à mon sens.

Ma note

4/5

DARK-FANTASYFANTASTIQUEHORREUR

COMME UNE BÊTE (PHILIP JOSE FARMER)

Le résume du livre

À Los Angeles, Harald Childe, détective privé, a perdu de vue son associé Matthieu Colben, disparu mystérieusement alors qu’il enquêtait sur une banale affaire d’adultère. La police lui fait visionner un film d’amateur que quelqu’un lui a envoyé. Il y voit avec horreur la mort ou plutôt l’exécution de Colben dans une sorte de rituel sexuel fort peu ragoûtant. L’inspecteur Bruin, sorte de gros ours mal léché assez indifférent à la souffrance humaine, est chargé du dossier. Mais cette affaire semble des plus délicates à élucider. Un spécialiste de l’étrange et du paranormal finit par orienter Childe sur un riche original possédant une immense propriété dotée de rien moins que de deux murs d’enceinte…

Ma critique

« Comme une bête » est un roman – premier d’une trilogie – assez difficile à classer vu qu’il se trouve aux limites du fantastique, de l’horreur et du pornographique. Les scènes de sexe sont nombreuses et fort répétitives. Le contraire eut été étonnant. Certaines sont si poussées qu’elles relèvent quasiment de la parodie voire de la farce potache. L’horreur est également bien présente avec toute une galerie de monstres dont le lecteur ne sait pas trop d’où ils sortent : fantômes, goules et surtout une femme avec un très long serpent lui sortant du sexe pour finir dans la bouche. La présence de vampires venus de Transylvanie et d’un lointain descendant du comte Dracula ajoute un côté fantastique à cette histoire au bout du compte assez simple pour ne pas dire simpliste. Dans sa post-face, Theodore Sturgeon attire à très juste raison l’attention des lecteurs sur le côté fable et même conte philosophique de ce bouquin. Le style n’est ni vif, ni léger, un tantinet trop descriptif et presque tirant à la ligne à notre goût. Pas le meilleur de cet auteur.

Ma note

3/5

DARK-FANTASY

LES CHRONIQUES DE TELLUS / L’ÉVEIL DES GUERRIERS (JULIA COOPER)

Le résumé du livre

Dans les temps anciens, Solstyce, dompteuse de dragons morte et réincarnée, a aimé Kadicha, vaillant guerrier de modeste origine. Tenylessia, impératrice du ciel et des océans et également dragonne immortelle, se demande comment va redémarrer l’éternel combat contre les forces maléfiques emmenées par le Dieu-Démon. Pour savoir qui mènera le combat, elle rend visite à Mârh, le haut mage. Elle voudrait qu’il lui révèle les noms des successeurs de Solstyce et Kadicha. Pour Mordreka, l’impératrice de la mort, ce devrait être Arion, jeune homme de basse extraction, qui doit d’abord contacter les trois sœurs de Mordreka : Terra, impératrice de la Terre, Océania, reine des océans et Célesta, impératrice de la vie et maîtresse des cieux. Puis, en compagnie de Sam, son père, Arion part à la découverte de la ville royale et fortifiée de Daroh où il rencontre Sir Daktiro qui l’introduit au palais du roi Balgar.

Ma critique

« Les chroniques de Tellus/ L’éveil des guerriers » est le premier tome d’une trilogie de pure dark-fantaisie. Tous les éléments du genre se trouvent réunis dans leur recette habituelle : rois, impératrices (fort nombreuses), elfes, nains, dragons, béhémots, mages, sorciers, etc. L’intrigue de ce premier opus se résume à une présentation de nombreux personnages qui font une courte apparition avant de disparaître et aux amours naissantes entre un vaillant roturier (Arion) qui a été adopté mais doit bien avoir un peu de sang bleu dans les veines, et une charmante princesse au caractère bien trempé (Larya). On assiste aux premières escarmouches et à la préparation d’une guerre qu’on nous promet terrible. Le style de l’auteure n’est pas désagréable en dépit d’une trop grande importance accordée aux dialogues, d’une certaine faiblesse dans les descriptions (pourtant primordiales dans ce genre particulier) et de quelques tournures ou expressions malheureuses ou hasardées. Au final, un demi-succès qui n’incite pas trop à continuer dans cet univers plutôt glauque.

Ma note

2,5/5