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28 juin

Beau temps un peu frais. Je suis allé courir.

Hier soir, j’ai eu droit à une plongée au cœur de la dinguerie moderniste. Le mondialisme va de pair avec la tyrannie, mais aussi avec le mensonge, la fourberie et la folie. J’ai vu un biologiste chinois alerter sur la corrélation entre le gigantisme et l’empreinte carbone. Nous serions trop grands d’une bonne dizaine de centimètres. L’idéal serait de revenir à la taille de nos ancêtres, car nous dégagerions alors environ 20% de dioxyde de carbone en moins. Il suffirait de modifier un peu notre potentiel génétique pour arriver à une population plus petite et donc moins polluante. Ce fantasme de vouloir à tout prix modifier notre génome est devenu vraiment obsessionnel chez ces gens-là ! Et puis quelle est la population qui a le plus grandi ces 50 dernières années ? Les Occidentaux bien évidemment. On veut déjà nous domestiquer, nous remplacer jusque sur notre territoire, voire nous liquider, car nous serions responsables de tous les maux de la terre. Et cet hurluberlu, sans doute complexé par sa petite taille, ne rêve que de nous nanifier ! Il a même étendu sa démonstration aux animaux domestiques ou d’élevage. Il rêve de tout petits chiens, de minuscules vaches et des porcs gros comme des cochons d’Inde pour sauver la planète. La peste soit d’abrutis comme lui !

J’ai aussi écouté Patrick Buisson présenter son nouveau bouquin « La fin d’un monde ». Maudrenge, que j’ai eu l’occasion de rencontrer sur un salon du livre, l’interrogeait sur l’importance du déclin de la foi et de la pratique religieuse dans la décadence que nous vivions. Tout le monde s’accorde pour dire que Vatican II a précipité le chute de l’Eglise Catholique avec ses coquecigrues modernistes. Buisson remonte à plus loin, à la fin du baby-boom, c’est-à-dire aux années 50. On y a constaté une décrue de la natalité brutale au point de parler « d’hiver démographique ». Soudain, les femmes se mirent à procréer si peu que les générations ne se renouvelèrent plus. Et « l’homo religiosus » se transforma en « homo economicus ». On troqua le paradis céleste contre un confort terrestre fait de réfrigérateurs, de machines à laver, de téléviseurs et autres engins à moteur.

On constate parallèlement le début de l’exil rural. Les campagnes commencèrent à se vider peu à peu de leur substance. Les paysans qui vivaient chichement de leur petit lopin furent attirés vers les villes comme papillons par la chandelle. Ils se muèrent en ouvriers d’usine, en fonctionnaires ou en employés subalternes. Ils y gagnèrent confort et sécurité, mais y perdirent fierté et indépendance. La politique agricole commune n’y fut pas pour rien. Remembrer, commencer à subventionner, pousser à la monoculture, à la production industrielle basée sur la chimie, tua l’agriculture traditionnelle. Pour pouvoir profiter de tous les merveilleux gadgets de cette société de consommation qui scintillaient dans les vitrines des magasins, il fallut que la femme devienne salariée, ce qui ne facilita pas la procréation. Ensuite, sans doute pour mieux ancrer notre déclin, on y ajouta la pilule, l’avortement et la pornographie. Je suis assez d’accord sur le fait que la démographie est la clé de beaucoup de problèmes. Nous savons ce que nous avons gagné dans cette affaire (les avancées techniques, le confort, la techno-surveillance, le multiculturalisme et l’obsession du principe de précaution), mais aussi ce que nous avons perdu (notre sens du sacré, nos valeurs, notre art de vivre, notre honneur et notre liberté). C’est quand même beaucoup en échange d’un plat de lentilles !

(Extrait de « Journal de bord », inédit)

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