Liste

Quand il passa à la caisse de son supermarché hard-discount avec ses deux caddies remplis à ras bord, il eut l’impression que l’hôtesse, une beurette vêtue d’une blouse d’un bleu douteux, le regardait bizarrement. Dans ses achats, pas un fruit, pas un légume, rien que des denrées non périssables. Le premier chariot contenait 10 litres d’huile de tournesol, 25 kg de farine, 24 litres de lait UHT demi écrémé et une vingtaine de kg de sucre en poudre et en morceaux. Le second, rempli de boîtes de conserves variées (cassoulet, choucroute, petit salé aux lentilles, couscous, raviolis, haricots verts, petits pois, carottes, champignons, maïs et autres légumes) tenait plus du char d’assaut que de l’habituel caddy de fin de semaine de la ménagère de 50 ans. Comme la caissière y ajoutait une grimace dédaigneuse, Théo se sentit obligé de lui adresser un petit sourire et de murmurer, presque en s’excusant : « Je fais juste quelques réserves pour la famille… »

Elle le regarda d’un air dubitatif et lui lança non sans un certain humour : « Félicitations, Monsieur, vous devez en avoir une bien nombreuse ! »

Ayant sans doute dépassé le quota de paroles autorisées par client, la caissière s’appliqua immédiatement à faire passer les produits un à un devant son scanner en respectant la vitesse recommandée par sa direction. Très vite, Théo se retrouva dépassé. Paquets, bouteilles et conserves s’accumulant en fin de circuit, il ne pouvait plus suivre et la caissière dut l’aider à finir de charger ses engins à roulettes avant de lui annoncer :

— 175 dolros et 69 centimes, s’il vous plait !

Théo lui tendit sa carte bleue en se disant qu’avec ce genre d’achats, on en avait vraiment pour son argent… Sur le parking, il eut un peu de peine à pousser simultanément les deux caddies. Le sol plus irrégulier en faisait toujours dévier un par rapport à l’autre. Il avait commencé à progresser vers sa voiture en se servant du second pour faire rouler le premier. Il continua en poussant d’une main et en tirant de l’autre. Etonnées, des clientes s’arrêtaient ou se retournaient sur son passage. Des réflexions fusaient : « Hé, mais c’est pas encore la guerre ! »

— On dirait qu’il fait des stocks, ce malade…

— Il a peur de la famine qui s’annonce…

— Mais non, il veut ouvrir une crêperie ou un food-truck, ce type !

— À moins qu’il n’aille tout revendre au marché noir…

— Ou se monter une épicerie en centre-ville…

Ainsi donc, les gens n’en revenaient pas de le voir ramener ses stocks de nourriture. Il passait pour un rigolo, un demeuré ou un hurluberlu. Lui aussi s’étonnait, mais exactement du contraire. Comment, des personnes censées, bien informées et qui faisaient partie du peuple soit disant le plus intelligent de la terre ne s’inquiétaient-elles pas de la catastrophe qui se profilait à l’horizon ? Deux mille milliards de dettes rien que pour la Comté. Un crack boursier d’une ampleur sans précédent. Une économie chaque jour plus moribonde. Les rares usines non encore délocalisées qui fermaient les unes après les autres. Le nombre de chômeurs qui explosait. L’empire du soda sucré à genoux avec ses 10 000 milliards de dolros de dettes mondialisées. Des pays honnêtes et respectables comme l’Iceland ou l’Hellénie déjà déclarés en faillite. Des dizaines d’autres en passe de les imiter et ces crétins, ces demeurés qui osaient se moquer de lui, bien certains de continuer perpétuellement à mener leur petit train- train quotidien, comme si de rien n’était… « Les fous ! Les insensés ! Les imbéciles ! » se disait Théo en remplissant rageusement le coffre de sa vieille Clio blanche toute cabossée.

Il était garé devant chez lui et en train de transférer ses stocks de la voiture dans le débarras du fond du garage quand Madame Nestor, sa plus proche voisine, le surprit en pleine action.

— Ça alors, Monsieur Théo, je n’en reviens pas…

— Oui, admit-il, comme pour s’excuser. J’ai estimé prudent d’acheter quelques réserves de nourriture en cas de pénurie… Quelques conserves, de l’huile, du sucre, oh, pas grand-chose…

— Dîtes donc, voisin, fit la matrone, mais vous avez là de quoi tenir un siège d’un an au moins !

— Trois mois tout au plus… minimisa-t-il.

— Je vous comprends. Avec cette crise mondiale, on n’est jamais trop prudent… Nous aussi, on aimerait bien faire comme vous, mais c’est l’argent, le pognon, le nerf de la guerre qui manque. Ma pension est ridicule et mon fils se retrouve une fois de plus en recherche d’emploi… Tiens, ce matin, il est allé pointer à la P.A.N.N.E.… Moi, je l’appelle « la petite agence nullissime pour le non-emploi ». Il a dû attendre la bagatelle de trois heures pour faire tamponner un papier. Il y avait la queue jusqu’au bout de la rue Victor Hugo. Si c’est pas malheureux… Enfin, il va encore toucher ses indemnités pendant deux mois. Après, j’aime mieux ne pas y penser… Fin de droits qu’ils disent ! Sûr qu’il trouvera rien. De nos jours qui peut bien avoir besoin d’un tourneur-fraiseur ? Enfin, si on crève de faim, on saura où venir s’approvisionner…

— C’est cela, Madame Nestor, c’est cela, grimaça Théo qui brûlait de lui faire remarquer que ça n’allait pas mieux pour les informaticiens « système » hyper pointus comme lui et pour mille autres métiers tout aussi respectables. Du fleuriste à l’agent immobilier en passant par le voyagiste, le trader et même le bijoutier ! Chaque mois, on recensait des milliers de chômeurs supplémentaires. Pas une journée sans son lot de faillites, de fermetures et d’arrêts techniques de production. Le gouverneur avait beau faire fonctionner nuit et jour la planche à billets et injecter des millions de dolros dans la machine. Rien à faire, elle ne voulait pas repartir. Après les banques et les usines automobiles, c’était maintenant le commerce qui était atteint. Tout avait commencé par le luxe et le superflu : voyages, bijoux, écrans plasmas et gadgets technologiques. Théo était persuadé qu’on allait très vite en arriver à l’essentiel : la pénurie de produits de première nécessité…

Il ferma la porte basculante de son garage en se reprochant son manque de prudence. Maintenant Madame Nestor était au courant de ses préparatifs. Cette pipelette allait alerter tout le quartier. Ferait-il des émules ou exciterait-il la convoitise de tous ?

Depuis son divorce, Théo vivait seul. Chômeur de longue durée, il disposait encore de son modeste pavillon de banlieue et il lui restait un petit pécule qui fondait un peu trop rapidement à son goût. Pendant sa période faste, il avait eu la sagesse de ne pas tout dépenser et même de racheter sa part à son ex-épouse. Aujourd’hui, il se sentait rassuré d’avoir un toit au-dessus de sa tête. Comme sa voisine et la grande majorité des braves gens du coin, il vivait chichement de ses allocations chômage. Il savait se contenter de peu. Mais il se disait que la dépression qui se profilait à l’horizon allait complètement changer la donne… Seuls en réchapperaient ceux qui seraient les mieux organisés et les plus solidaires. Ceux qui disposeraient encore de réseaux d’approvisionnement et de soutien solidaire. En somme, les plus malins et les plus violents. Conséquence des pénuries, un marché noir ne manquerait pas de se mettre en place très vite. Un état aussi fragile que la Comté ne pouvait qu’être durablement désorganisé par cette crise. Il prévoyait aussi que la violence déjà plus ou moins endémique allait exploser de manière dramatique. Il ne ferait pas bon traîner seul dans les rues…

Théo évitait déjà certains quartiers et certains trajets à la nuit tombée. Se sentant complètement isolé, il était persuadé qu’il ne pourrait s’en tirer qu’en se barricadant chez lui. Il avait déjà fait sceller des grilles à toutes les fenêtres du rez-de-chaussée. Il avait poussé les mesures de précaution jusqu’à récupérer une centaine de sacs en toile de jute non pas pour y mettre des pommes de terre mais pour les remplir de sable. Il voulait en garnir les ouvertures au cas où la situation tournerait vraiment au vinaigre. Quand il n’y a plus d’avoine dans la mangeoire, même les chevaux les plus pacifiques en viennent à se battre ! Il en avait passé des après-midis à bêcher son jardin pour transformer sa pelouse en potager. Dès le printemps prochain, il espérait être payé de ses efforts avec de beaux légumes bios… Salades, radis, petits pois, carottes allaient agrémenter ses repas et lui apporter toutes les vitamines et sels minéraux qui manquaient à ses boîtes de conserve.

Il alluma son poste de radio. Pour ne pas changer, les nouvelles étaient alarmantes. Almittor, le géant de la sidérurgie mondiale, venait de se déclarer en cessation de paiement. Le Consortium des Vaisseaux Intersidéraux qui avait construit fusées et navettes par centaines à la grande époque fermait tous ses sites de production « sine die » car ses carnets de commande étaient désespérément vides depuis des mois. Macroloft, le géant monopolistique de l’informatique, laissait 10 000 employés sur le carreau. Toute la journée, un million de chômeurs, selon les organisateurs, (25 000 selon la police) avaient battu le pavé de la capitale lors d’une manifestation monstre. Le Gouverneur général avait déclaré doctement qu’il les « avait compris »…

Théo éteignit le poste. Il en avait assez entendu. Plutôt que d’écouter toutes ces nouvelles déprimantes, il ferait mieux de compléter son dispositif. Il lui manquait encore beaucoup de choses. Echaudé par sa matinée, il allait continuer ses achats, mais de façon moins voyante. Un seul chariot à la fois et dans des magasins différents. Il lui fallait encore des stocks d’eau minérale, de vin, d’alcool, de savon, de lessive et de produits de toilette. Il pensa à tout, du papier WC jusqu’aux bouteilles de gaz et aux 5 jerrycans d’essence de 20 litres chacun. En début d’hiver, il n’avait pas oublié de faire rentrer une trentaine de stères de bois de chauffage… Ainsi, quand les autres crèveraient de froid, quand ils n’auraient plus grand-chose à mettre dans leur assiette parce que la dernière épicerie aurait été pillée lors de l’ultime razzia, quand ils ne pourraient plus faire rouler leurs voitures parce que toutes les pompes seraient vides et quand ils n’auraient plus la moindre énergie, lui, Théo serait tranquille, bien à l’abri du manque parce qu’il aurait été plus prévoyant qu’eux !

Quand il ramena ses dernières courses, du miel par kg, du chocolat par dizaines de plaques et des biscuits en quantité astronomique, il se dit qu’il allait pouvoir survivre à au moins deux ans de disette et de guerre civile. Il ne pouvait pas faire plus, sa cagnotte était presque vide après tous ces achats. Sa sécurité passive semblait assurée. Grilles et volets fermés, sacs de sable bien empilés dans l’embrasure de ses portes et fenêtres, il allait pouvoir s’enfermer dans son petit pavillon Fénix comme un gros rat au cœur d’une meule de gruyère et attendre benoîtement des jours meilleurs en dévorant des bouquins. Sa bibliothèque lui permettait de disposer de plus de 5000 titres en livres de poche et il se trouvait à un âge où on aime relire. Avec son PC, il pourrait même surfer sur Internet et rester en contact avec tout l’univers aussi longtemps qu’il pourrait disposer de courant électrique. Le gros générateur Mamahya tout neuf qu’il avait installé dans sa cave y pourvoirait tant qu’il pourrait l’abreuver d’essence. Comme il était strictement interdit de stocker ce précieux liquide, il était allé remplir ses bidons de nuit dans une station automatique déserte…

Restait le problème de son auto-défense… S’il y avait pénurie, famine et troubles, comme il le prévoyait, même derrière ses fortifications, il ne serait pas vraiment en sécurité face à des gens résolus, armés et prêts à tout pour le dépouiller de ses trésors. Il rassembla quelques armes autorisées comme un gros marteau, une hache, des boules de pétanque, un manche de pioche et quelques couteaux de cuisine ainsi que d’autres, totalement interdites celles-là, comme le fusil à pompe qu’un certain Kader, trafiquant de la Cité des Asphos, lui avait cédé pour la bagatelle de 2000 dolros. Théo s’était aperçu trop tard que ce n’était qu’une arme de cinéma ne tirant que de ridicules billes de plastique. Furieux de s’être fait rouler aussi bêtement, il tenta bien d’aller se faire rembourser par l’escroc. Mais celui-ci avait providentiellement disparu de la circulation. Il dut s’estimer heureux de ressortir des lieux sans subir pire qu’insultes et jets de pierre de la part de ses « petits » frères. Il se consolait en se disant qu’un fusil à pompe d’opérette pouvait effrayer autant qu’un vrai s’il le brandissait avec un air féroce et déterminé, par une nuit très sombre et dans un épais brouillard… Il possédait également une belle imitation de Walther P38, autre jouet complètement inoffensif. Après tout, plein de petits malfrats arrivaient bien à se faire donner le contenu des tiroirs caisses de malheureux commerçants sous la menace de semblables joujoux, alors…

Ses préparatifs terminés, Théo n’eut plus qu’à attendre tranquillement que la situation soit mûre. Ce qui ne tarda pas. Deux mois plus tard, le prix des denrées alimentaires doubla en quelques jours. Des émeutes de la faim suivies de pillage de magasins éclataient de plus en plus souvent. Théo apprenait tout cela avec un calme olympien. Un soir, on frappa à sa porte. Théo regarda par le judas. C’était sa voisine, Madame Nestor. Il n’ouvrit pas. L’autre commença à pleurnicher devant le vantail de bois renforcé par une plaque de métal…

— Monsieur Théo, par pitié… Il ne nous reste plus rien. Plus d’argent, plus rien à manger. Donnez-nous un petit quelque chose… Je ne sais pas, un paquet de pâtes avec une boîte de sauce tomate par exemple… Je vous en prie, Monsieur Théo, montrez-vous charitable…

— Passez votre chemin, Madame Nestor, vous n’aviez qu’à faire des stocks suffisants quand c’était encore possible !

— Mais, on ne pouvait pas, on avait à peine de quoi vivre au jour le jour…

Théo se montra aussi inflexible que la fourmi de la fable. Mais le lendemain, le fils de la cigale revint à la charge, plus mauvais, plus violent, plus rageur que sa mère.

— Fais pas le salaud, Théo. File-nous à bouffer ou ça va barder ! Avec tous les stocks que tu as amassés, ça va pas te faire de tort…

— Casse-toi, sale con ! s’écria l’autre.

— Pas tant que tu m’auras rien donné, espèce de pourri !

— Fous le camp, pauvre minable ou je tire à travers la porte !

Bizarrement, cela suffit à calmer le tourneur-fraiseur au chômage et à le faire déguerpir la queue entre les jambes. Tout le quartier allait apprendre qu’il était armé jusqu’aux dents. Personne ne viendrait plus jamais l’importuner…

Théo avait tout prévu. Bien à l’abri dans son donjon, il allait survivre au cataclysme et ressortir dans un an ou deux parmi les vainqueurs. Il ferait partie des chanceux qui reconstruiraient le champ de ruines que serait devenu le pays. Mais peu lui importait, il se sentait fort, résolu, plein de courage. Dans les temps difficiles, ne devait-on pas appliquer la loi de la jungle, abandonner à leur sort les canards boiteux et se placer du côté des plus forts, des plus vicieux et des plus salopards ? Que les meilleurs gagnent…

Oui, Théo avait tout prévu sauf deux vilains petits décrets promulgués par le Gouverneur Général : l’interdiction du stockage à domicile étendue aux denrées alimentaires et la loi d’entraide fraternelle immobilière, dite loi « EFI »…

Une semaine ne s’était pas écoulée, il avait à peine commencé la lecture de l’intégrale de Marcelline Proute-Prutt dans la collection Fulio-Université, que la brigade de gendarmerie au grand complet débarqua chez lui, accompagnée d’un huissier de justice, du délégué départemental des Restos du Beurre (avec sa camionnette et quelques bénévoles musclés) et du directeur régional du Dalo (droit au logement obligatoire). Les pandores le rappelèrent à la loi, le délégué et le directeur lui firent la morale et l’huissier établit le constat de saisie et de surface corrigée habitable de sa maison. En un rien de temps, son débarras fut vidé de la totalité de son stock de nourriture, de son gaz, de son essence, de son pinard et de son alcool. Les gros bras des Restos embarquèrent jusqu’à la dernière biscotte… « C’est pour nos pauvres et nos nécessiteux… », qu’ils disaient, presque en s’excusant. Non seulement Théo ne fut pas indemnisé, mais en plus, il écopa d’une belle amende de 190 dolros, payable immédiatement, pour détention illégale d’essence, d’armes et de denrées non autorisées… Le lendemain, une famille d’une petite douzaine de purdo-kakistanais, sans logis ni papiers, était installée chez lui par une maréchaussée ricanante accompagnée d’une bande d’envoyés spéciaux des médias locaux tout heureux de filmer cette belle scène de solidarité et d’entraide fraternelle sans frontière. Théo essaya bien de protester.

— Vous bafouez mon droit sacré de propriété individuelle ! Je croyais qu’il était garanti par la Constitution…

— Nous ne faisons qu’appliquer la nouvelle loi EFI, Monsieur… Rien de plus. Tout le monde doit faire un petit effort…

Madame Nestor, qui était venue assister à la scène en compagnie de son fils et de quelques voisins, ne put s’empêcher d’y aller de son petit commentaire : « Vous ne pouviez tout de même pas laisser ces pauvres réfugiés crever de froid dehors… Il ne fallait pas vous montrer aussi égoïste, Monsieur Théo… Il va falloir apprendre à partager maintenant ! »

Théo garda quand même la jouissance de sa chambre à coucher ainsi qu’un accès partagé aux commodités de la maison. Madame Nestor, hébergeant son fils dans une maison plus petite, eut le bonheur de se voir octroyer la compagnie d’une mère célibataire gotolaise pourvue de seulement deux enfants en bas âge. Au début, Théo fit de louables efforts pour cohabiter avec sa nouvelle « famille ». Les purdo-kakistanais, bien que ne parlant pas un mot de comtois, n’étaient pas désagréables. Ils lui faisaient même parfois la charité d’un bol de chorba bien chaud qui améliorait l’ordinaire chichement obtenu auprès des « Restaus du Beurre ». Mais ces braves gens pratiquaient une solidarité familiale tous azimuts. De jour en jour, le groupe se renforçait de nouveaux membres venus on ne savait d’où. De 12, ils passèrent à 16, puis à 20. Dans le petit pavillon, l’espace vital se réduisait comme peau de chagrin, mais cela ne semblait pas importuner le moins du monde les réfugiés qui le soir, étalaient des matelas partout, jusque dans les couloirs, la salle de bain et même en travers de la porte de la chambre de Théo. Lequel craignait de voir arriver le jour où il lui faudrait partager jusqu’à son propre lit et peut-être même se retrouver à la rue avec un simple baluchon…

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