Liste

LA SUPER-CLASSE MONDIALE CONTRE LES PEUPLES (MICHEL GEOFFROY)

Le résumé du livre

Composée d’un tout petit nombre d’oligarques, de banquiers, de grands patrons, de médiacrates et d’hommes politiques, la super-classe mondiale entraine le monde occidental dans une dérive libérale-libertaire qui ne profite qu’aux plus riches et rêve d’instaurer un nouvel ordre mondial avec une gouvernance unique. Certains, comme l’inénarrable Jacques Attali, pensent que « Jérusalem serait un joli lieu pour en être la capitale ». Cette classe pratique la stratégie du choc pour sidérer et neutraliser ses opposants. Choc anthropologique, éducatif, linguistique, migratoire, mémoriel, financier, médiatique, tous les moyens sont bons pour déconstruire, remplacer et faire du passé table rase. Son mot d’ordre alchimique « Solve et coagula » bien proche d’« ordo ab chaos », détruire avant de reconstruire, débouche forcément sur une forme de post-démocratie, sur un totalitarisme de moins en moins mou, basé sur la religion du politiquement, écologiquement, économiquement et racialement correct, arme de destruction massive de la liberté des peuples…

Ma critique

Cet ouvrage, particulièrement bien argumenté et documenté, se présente comme un essai politico-économique de très bon niveau. Les réseaux d’influence (Bilderberg, Davos, CFR, Club « Le siècle » etc.) sont soigneusement étudiés. L’idéologie de ces élites qui veulent à tout prix prendre leur revanche sur le petit peuple, les gueux, les sans-dents, est très finement analysée. Le lecteur découvrira que ce libéralisme libertaire et cosmopolite n’est après tout qu’une vieille doctrine remise au goût du jour, que l’argent reste le premier ressort de ces gens qui savent merveilleusement optimiser leur fiscalité et accroître leurs profits de façon exponentielle. D’ailleurs quand une crise surgit comme en 2008, ils arrivent à faire nationaliser leurs pertes tout en privatisant leurs profits. Le petit contribuable mis à contribution pour renflouer le gros banquier, personne n’aurait cru ça possible autrefois et pourtant, cela s’est produit. Tout comme des saisies sur les comptes bancaires de particuliers à Chypre par exemple. Un livre majeur, quasi indispensable pour qui veut comprendre quelque chose à cette mondialisation qui n’est heureuse que pour certains. L’auteur ne se contente pas d’analyser, il nous projette également dans l’avenir et là, croisons les doigts, ce projet aussi néfaste que dément n’aurait pour lui que peu de chances de se réaliser pleinement. Acceptons-en l’augure !

Ma note

4,5/5

  Articles

1 2 3 5
octobre 15th, 2021

La fabrique du consentement

J’ai appris que dans la partie flamande de la Belgique, l’obligation du port de la muselière était levée. Et on […]

octobre 6th, 2021

Liberté

octobre 2nd, 2021

L’eau de la source

Bois l’eau de la source où boit le cheval. Un cheval ne boira jamais de mauvaise eau. Fais ton lit […]

septembre 30th, 2021

Le plus inquiétant…

« A vrai dire, bien plus que les moyens de coercition de l’état, c’est surtout l’apathie intellectuelle de mes congénères qui […]

septembre 8th, 2021

Sortie de mon nouveau roman « Les décroissants »

4ème de couverture : Parvenue au pouvoir suite à une période de troubles, une coalition arc-en-ciel, se lance dans l’application […]

juin 28th, 2021

Le Frankenstein chinois et le nostalgique déplumé

28 juin Beau temps un peu frais. Je suis allé courir. Hier soir, j’ai eu droit à une plongée au […]

mai 24th, 2021

Une expérimentation génique…

Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit… Moi, réduit à la fonction de cobaye ? Non merci !

janvier 1st, 2021

Bonne année

En espérant qu’après 2020, l’an foiré, on ne se paie pas 2021, l’an merdé…

septembre 12th, 2020

Ca y est, mon nouvel opus, « Assoual », est disponible

Aux portes de l’immense désert du Panscotschodt, une petite communauté vit des heures troublées. Suite à diverses pratiques magiques, un […]

août 13th, 2020

Avant-première : Le deuxième chapitre de mon nouveau roman

ASSOUAL CHAPITRE 2 Pollyt sortit du bureau du Commodore. Un étranger, qui aurait eu l’imprudence de musarder par là, se […]