Liste

RÉVOLTÉE (EVGUENIA IAROSLAVSKAÏA-MARKON)

Le résumé du livre

Issue d’une famille aisée d’intellectuels juifs, Evguénia, née en 1902 à Moscou, est diplômée de l’enseignement supérieur. Elle parle quatre langues, le russe, l’allemand, le français et le yiddish, mais a des problèmes avec l’orthographe. D’abord journaliste de gauche, très enthousiasmée par la révolution d’octobre, elle en découvre très vite les limites et la qualifie même de réactionnaire. Très jeune, elle rencontre l’écrivain Iaroslavski avec lequel elle voyage en Europe et séjourne deux mois à Paris. Son compagnon tient à retourner dans sa patrie. Mal lui en prend, car il est très vite arrêté comme dissident et envoyé au Goulag où il sera exécuté suite à une tentative d’évasion ratée. Evguénia, qui refuse d’entrer dans l’administration soviétique, se met vendeuse de journaux à la sauvette. Fascinée par le monde des truands, elle va à leur rencontre et vit comme eux, dormant dans des parcs ou des immeubles abandonnés. Elle devient même voleuse professionnelle. Arrêtée plusieurs fois, elle se retrouve au bagne où elle survit en se prétendant diseuse de bonne aventure. Très rebelle, elle essaie d’organiser une révolte des prisonniers et donne de sa personne en agressant avec une brique Ouspenski, le directeur de la prison. Cet acte manqué lui vaudra une condamnation à mort.

Ma critique

« Révoltée » est le témoignage émouvant d’une femme invalide (amputée des deux pieds suite à un accident) qui ne se résout pas à accepter la monstruosité qu’est devenu dans les années 30 le bolchévisme. Elle pense que la pègre représente la seule classe sociale véritablement révolutionnaire. Pour elle toute révolution, une fois le pouvoir atteint, ne peut que devenir réactionnaire et conservatrice et qu’il faut donc immédiatement la combattre par tous les moyens, même les plus violents. Une sorte d’anarchisme extrémiste désespéré. Même si le lecteur peut ressentir une certaine empathie à la découverte de ce témoignage émouvant, il lui est difficile d’approuver autant les comportements que les attitudes de cette étrange passionaria. Si l’on en croit la quatrième de couverture, « c’est le Moscou et le Leningrad des marginaux, enfants des rues, ivrognes, prostituées, vagabonds, qu’elle nous fait découvrir ». Et pourtant le lecteur reste sur sa faim : cette réalité-là aurait mérité plus amples développements…

Ma note

3/5

  Articles

1 2 3 5
octobre 15th, 2021

La fabrique du consentement

J’ai appris que dans la partie flamande de la Belgique, l’obligation du port de la muselière était levée. Et on […]

octobre 6th, 2021

Liberté

octobre 2nd, 2021

L’eau de la source

Bois l’eau de la source où boit le cheval. Un cheval ne boira jamais de mauvaise eau. Fais ton lit […]

septembre 30th, 2021

Le plus inquiétant…

« A vrai dire, bien plus que les moyens de coercition de l’état, c’est surtout l’apathie intellectuelle de mes congénères qui […]

septembre 8th, 2021

Sortie de mon nouveau roman « Les décroissants »

4ème de couverture : Parvenue au pouvoir suite à une période de troubles, une coalition arc-en-ciel, se lance dans l’application […]

juin 28th, 2021

Le Frankenstein chinois et le nostalgique déplumé

28 juin Beau temps un peu frais. Je suis allé courir. Hier soir, j’ai eu droit à une plongée au […]

mai 24th, 2021

Une expérimentation génique…

Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit… Moi, réduit à la fonction de cobaye ? Non merci !

janvier 1st, 2021

Bonne année

En espérant qu’après 2020, l’an foiré, on ne se paie pas 2021, l’an merdé…

septembre 12th, 2020

Ca y est, mon nouvel opus, « Assoual », est disponible

Aux portes de l’immense désert du Panscotschodt, une petite communauté vit des heures troublées. Suite à diverses pratiques magiques, un […]

août 13th, 2020

Avant-première : Le deuxième chapitre de mon nouveau roman

ASSOUAL CHAPITRE 2 Pollyt sortit du bureau du Commodore. Un étranger, qui aurait eu l’imprudence de musarder par là, se […]